Forum

Voici une page d’échanges ouverte à tous les amis du cinéclub biterrois.

Profitez de cette période de confinement pour faire part de vos coups de cœur cinéphiles, de vos bons plans, de vos propositions, …

41 réponses à Forum

  1. linda dit :

    Bonjour à toutes et tous!

    Malgré le délai d’une semaine supplémentaire, pas de réponses proposées pour le QUIZZ cinéma… Trop dur? Pas joueurs?
    Voici donc semaine après semaine les réponses que vous trouverez en cliquant sur le lien suivant: http://cineclub.biterrois.free.fr/?p=1654

    • Fabrice BEN ATTAR dit :

      Bonjour Linda,
      je ne trouve pas les réponses du quizz pour les films 8 à 30. J’ai raté quelque chose? Comme je n’ai pas pu trouver tous les films, ça m’intéresserait d’avoir les réponses. Merci à bientôt. Bises

  2. linda dit :

    Bonjour

    J’espère que vous allez tous bien! Le bout du tunnel se rapproche, courage!!
    En attendant voici la dernière étape de notre QUIZZ cinéma.
    Pour cette semaine 9 titres de films à retrouver, ce qui au total nous donnera 30 titres à proposer à notre jury impartial avant le 30 avril minuit!! Il vous suffira de m’envoyer vos réponses directement.
    Pour la dernière partie suivez le lien suivant:
    http://cineclub.biterrois.free.fr/?p=1646
    Pour retrouver les épreuves des 4 semaines, allez directement dans la catégorie QUIZZ dans la colonne de droite de la page d’accueil.
    Bonne chance à tous!
    Linda Perles

  3. Petit Jacqueline dit :

    Quel bonheur un dimanche de pluie de regarder sur ciné Classic
    «Edgar Morin, chronique d’un regard »  le documentaire de Céline Gailleurd et Olivier Bohler réalisé en 2014.
    Edgar Morin y parle de sa formation inséparable du cinéma qu’il a découvert dans les prémices de son adolescence .
    Happé par la magie du cinéma, ce sera le thème d’études qu’il choisira pour son entrée au CNRS.
    Cet essai sera publié en 1956 aux Éditions de Minuit sous le titre
    « Le cinéma ou l’homme imaginaire, essai anthropologique » disponible gratuitement en PDF et dont je joins un extrait.

    « En se construisant lui-même, notamment en construisant ses propres salles, le cinéma a amplifié certains caractères paraoniriques favorables aux projections-identifications.
    L’obscurité était un élément, non nécessaire (on le voit lors des projections publlcitaires d’entr’acte) mais tonique, à la participation. L’obscurité fut organisée, isolant le spectateur, « l’empaquetant de noir » comme dit Epstein, dissolvant les résistances diurnes et accentuant toutes les fascinations de l’ombre. On a parlé d’état hypnotique, disons plutôt simili hypnotique, puisqu’enfin le spectateur ne dort pas. Mais, s’il ne dort pas, on accorde à son fauteuil une attention dont ne bénéficient pas les autres spectacles, qui évitent un confort engourdissant (théâtre) où même le méprisent (stades) : le spectateur pourra être à demi-étendu, dans l’attitude propice à la
    « relaxation », favorable à la rêverie.
    Le voilà donc isolé, mais au cœur d’un environnement humain, d’une grande gélatine d’âme commune, d’une participation collective, qui amplifie d’autant sa participation individuelle. Etre à la fois isolé et en groupe : deux conditions contradictoires et complémentaires favorables à la suggestion.
    La télévision à domicile ne bénéficie pas de cette énorme caisse de résonance ; elle s’offre dans la lumière, parmi les objets pratiques, à des individus dont le nombre arrive difficilement à former groupe (c’est pourquoi aux Etats-Unis l’on s’invite pour les tévé-parties) •

    Le spectateur des << salles obscures » est, par contre, sujet passif à l'état pur. Il ne peut rien, n'a rien à donner, même ses applaudissements. Patient, il pâtit. Subjugué, il subit. Tout se passe très loin, hors de sa portée. En même temps et du coup, tout se passe en lui, dans sa coenesthésie psychique, si l'on peut dire.
    Quand les prestiges de l'ombre et du double fusionnent sur un écran blanc dans une salle nocturne, pour le spectateur, enfoncé dans son alvéole, monade fermée à tout sauf à l'écran, enveloppée dans le double placenta d'une communauté anonyme et de l'obscurité, quand les canaux de l'action sont bouchés, alors s'ouvrent les écluses du mythe, du rêve, de la magie. »

    Au plaisir de nous retrouver dans les salles obscures.
    Jacqueline

  4. Line Dettmar dit :

    Albert Camus La Peste V :

    – Admettons , dit Cottard, admettons, mais qu’appelez-vous le retour à une vie
    normale ?
    – De nouveaux films au cinéma, dit Tarrou en souriant.

  5. linda dit :

    QUIZZ CINEMA ( semaine 3)

    Bonjour à tous!
    Pour notre 3ème semaine, voici 7 films à trouver… peut-être un peu moins faciles à trouver! Mais je suis sûre que vous avez déjà trouvé les premiers…!?

    La liste des 7 nouveaux films à découvrir se trouve en suivant le lien suivant:
    http://cineclub.biterrois.free.fr/?p=1643
    Bonne continuation !
    Linda Perles

  6. linda dit :

    QUIZZ CINEMA ( semaine 2)
    Bonjour

    Voici notre rendez-vous hebdomadaire spécial confinement, à défaut de nos rencontres pour les projections de films.
    Je suis sûre que vous attendez avec impatience la suite de notre quizz cinéma!
    Pas trop dur la première semaine?
    Voici donc les 7 titres suivants que vous trouverez en suivant le lien suivant:
    http://cineclub.biterrois.free.fr/?p=1637
    Bonne recherche et à vendredi prochain!
    En attendant prenez soin de vous et des vôtres.

  7. Cécile dit :

    Bonjour tout le monde

    La Cinémathèque a décidé de mettre en ligne certains des films de son catalogue !
    Ça commence aujourd’hui, et c’est ici : https://www.cinematheque.fr/henri/
    Ça promet !!

    A bientôt,
    Cécile

    • Laurence Fulleda dit :

      Merci Cécile! Super nouvelle! Ce sont effectivement des trésors à redécouvrir…
      Bonnes séances!

    • Dominique Bréda dit :

      Merci Cécile, quelle bonne nouvelle ! Je viens de regarder l’incroyable film de Jean Epstein « La Chute de la maison Usher », dont je ne connaissais que la version américaine avec Vincent Price . C’est un film superbe, qui évoque « Le Portrait de Dorian Gray », et qui annonce, me semble-t-il « La Belle et la Bête » . Nul doute que Cocteau avait ce film en tête lorsqu’il a tourné son chef d’oeuvre : le château, le repas servi au voyageur dans la nuit, les candélabres, les longs couloirs aux tentures agitées par le vent …
      J’espère que la cinémathèque va continuer à nous offrir gratuitement des découvertes de cette qualité. Et grand merci d’avoir partagé l’information !
      A bientôt tout le monde .

      Dominique

    • CALVAYRAC dit :

      Joëlle Calvayrac
      13 mai 2020

      Bonjour tout le monde ,

      Merci Cécile pour l’accès à la Cinémathèque. C’est un grand plaisir de visionner des films de cette qualité.

      Laurence,

      Dans le même état d’esprit pourrions-nous visionner en streaming les films qui étaient prévus au Programme du Ciné Club cette année

      C’est possible en demandant la collaboration de la médiathèque au Service Ressources numériques en leur confiant les DVD
      J’ai l’habitude de visionner sur mon écran TV les films de La Médiathèque et c’est un bon compromis.
      En espérant que cette idée soit réalisable pour ne pas se priver de bons films et continuer à garder le lien avec le Ciné Club !

      Bien amicalement
      Joëlle Calvayrac

  8. Line Dettmar dit :

    Evocation

    Dans la version « confinée « de l’émission Le Masque et la Plume du 5 avril 2020, il est question des classiques du cinéma dont on attend avec impatience la sortie en version remastérisée. Parmi eux, l’adaptation par Vittorio de Sica du roman de Bassani : Le Jardin des Finzi-Contini.(1970). On loue le film, l’adaptation fidèle de cette chronique à l’heure du fascisme, la mélancolie qui s’en dégage, sa beauté plastique. Et tour à tour C. Pascal et E. Neuhoff, évoquent sur un ton à la fois admiratif et nostalgique la présence magique de l’actrice Dominique Sanda, « ses rondeurs juvéniles, sa beauté stupéfiante ». Elle a l’âge du personnage, c’est une jeune -fille. Mais dans ce domaine coupé du monde en marche, accoudée au mur d’enceinte du jardin, elle apparaît déjà, bouleversante, énigmatique telle qu’on la retrouvera dans nombre de films de sa magnifique filmographie.
    La voilà dans un salle de bal à Nogent ( Le Conformiste 1970), à genoux devant sa partenaire, Stefania Sandrelli, qu’elle fait tourner langoureusement autour d’elle avant de l’étreindre dans la figure finale d’un tango, extravagante, provocante, souveraine.
    Elle a beaucoup tourné à l’étranger, notamment en Italie dans la grande période des années 70 avec Visconti, Bertolluci, Bolognini, mais c’est Besson qui lui donne son premier rôle et Demy en fait son héroïne dans Une Chambre en ville. Elle alterne sa carrière d’un pays à l’autre, sa voix a des intonations inimitables, quelle que soit la langue dans laquelle elle parle. Elle n’a jamais cherché la popularité à tout prix, elle a dit ne chercher qu’à interpréter des rôles qui lui apportent des joies, dans sa vie de femme.
    La voilà encore descendant pieds nus des marches de marbre blanc, ses cheveux mouillés cachent son visage, elle allume un cigare, relève la tête, donnant enfin à voir la beauté de son regard gris-vert : première apparition d’Ada dans Novecento /1900.
    « Elle est là. Et ce regard si clair, provenu du plus profond. Une présence assoluta .Dominique Sanda, si apte à l’existence, douée d’une passion patiente et violente, qui la rend transparente à la vie. A toutes les vies de ces femmes qu’elle a incarnées, abritées et transmises, restituées dans tous leurs états. Attentive à leurs modulations, elle leur a prêté le mystère de son rire, les rythmes de ses silences, sa science de la vie, sa ferveur amusée, son absorbante beauté bien sûr, et, celle de sa voix, mais son sens de l’émerveillement aussi et de l’exactitude. Sa perception de ce qui n’apparaît pas, qui n’est pas « en scène », qui n’est pas prononcé, mais dont elle happe, capte et traduit la fugacité. »
    Viviane Forrester (Critique littéraire, Romancière)

    Partant, on a du mal à penser, que si Dominique Sanda éveille notre plaisir de spectateur. rice, ce n’est pas seulement parce qu’elle est filmée comme objet de désir, mais c’est que transparaît d’elle quelque chose de libéré, insoumis, irréductible, qu’un male gaze aurait de mal à coloniser.

    • Laurence Fulleda dit :

      Merci Line, c’est en effet une actrice formidable, un peu oubliée hélas de nos jours… Et qui va bien au delà des remarques comme toujours sexistes d’Eric Neuhoff dans cette émission! :)(cf l’enquête redoutable de médiapart sur le sujet)

      • Line Dettmar dit :

        Le bref retour de Dominique Sanda
        Elle s’est faite rare, elle est revenue sur la pointe des pieds. On l’a vue dans « Saint Laurent »(2014) de Bertrand Bonello où elle joue le rôle de la mère du couturier et dans « Un beau dimanche » (2014) de Nicole Garcia.
        Aux dires de Nicole Garcia ,ce ne fut pas simple de la contacter : « Dominique vit loin, à la frontière de l’Argentine et de l’Uruguay (…) Elle m’avait dit que Bresson l’avait choisie avant même de la rencontrer, pour sa voix, au téléphone, pour » Une femme douce »… Dans mon film, dans le rôle de Liliane, il y a toujours ce même contraste entre la mélodie de sa voix, et les brusques duretés de son personnage. J’ai été bouleversée par ce qu’elle apporte au film. »

  9. linda dit :

    Voici donc comme promis le QUIZZ CINEMA (semaine 1 )

    Je rappelle qu’il faut trouver sur 4 semaines des titres de films évoqués par des émoticônes.
    Au 30 avril, le premier joueur ayant trouvé le plus grand nombre de titres gagne une carte de 4 séances du CCB!

    Les 7 titres à découvrir sont visibles sur le lien suivant:

    http://cineclub.biterrois.free.fr/?p=1632

    Un indice : les émoticônes sont parfois évocateurs du film et pas forcément du titre! RDV vendredi prochain pour la suite du quizz.
    Bonne cogitation!

  10. Mireille Serre dit :

    Je rebondis sur l’entretien avec Agnès Varda dont parle Fabrice : l’entretien dure 3 mn et se situe à différents moments de sa vie; 3mn sur le cinéma réalisé par des femmes, elle a le sens de la concision et du franc parler, c’est très revigorant de l ‘écouter et aussi de la voir; elle pose même une question philosophique sur la « nature » des femmes et le pouvoir qui pourrait faire débat!
    j’ai bien aimé également la vidéo « conversation avec Télérama ». Elle raconte des tas d’anecdotes amusantes ; voici le lien:https://www.youtube.com/watch?v=xRr18kXPiJI.
    Mireille

  11. Jacqueline dit :

    COUP DE COEUR
    Iris Brey «Le regard féminin, une révolution à l’écran »éditions de l’Olivier

    Docteure en études cinématographiques et en littérature, l’universitaire franco-américaine Iris Brey est spécialiste de la question du genre et de ses représentations au cinéma.
    Dans son premier ouvrage «Sex and the series, sexualités féminines, une révolution télévisuelle»,elle théorise l’évolution de la représentation de la femme dans les séries télévisuelles.
    Avec son nouvel essai, Iris Brey développe le concept du « female gaze » ou regard féminin qui « adopte le point de vue d’un personnage féminin pour épouser son expérience »( Iris Brey).

    C’est pour elle l’occasion de retraverser l’histoire du cinéma en revalorisant des films tombés dans l’oubli tels que ceux de Chantal Ackerman ou de redonner une visibilité à des réalisatrices comme Alice Guy ou Barbara Loden.
    Le film « Madame a des envies », qualifié de premier film female gaze par l’autrice, a été réalisé en 1906 par Alice Guy.

    Depuis la création du cinéma, notre regard de spectateur(trice) s’est construit sur une vision genrée à travers le concept du «mâle gaze», concept dominant où la femme est filmée comme objet de désir dans le but d’éveiller le plaisir du spectateur (la scopophilie décrite par Freud).

    Le regard féminin est un regard, une écriture,—porté par un(e) réalisateur(trice)— qui fime la femme comme un sujet.
    C’est un nouveau langage visuel, un regard basé sur l’idée d’égalité et de partage,
    une esthétique du désir conscientisée , un désir de liberté, qui nous propose de déployer un imaginaire « non colonisé par les traditions patriarcales » (Iris Brey).

    Valoriser l’expérience féminine en abandonnant l’opposition masculin / féminin pour ouvrir à de multiples possibles ,
    tel est le projet d’Iris Brey que je cite : « j’espère qu’au fil des chapitres et des analyses, ce concept s’avérera foisonnant, poétique et déstabilisant, plutôt que réducteur et manichéen. »

  12. Fabrice BEN ATTAR dit :

    Il y a un an, mourait Agnès Varda. En forme d’hommage, je vous propose cet entretien au cours duquel elle donne sa conception du cinéma au féminin. https://www.youtube.com/watch?v=Crliez5Xo8A

  13. Fabrice BEN ATTAR dit :

    Pour les amateurs de courts-métrages et de films d’animation, ce lien peut vous intéresser. https://www.clermont-filmfest.org/circuits-de-diffusion/interieur-court/

  14. Fabrice BENATTAR dit :

    Si vous avez des fourmis dans les jambes, vous pouvez entrer dans la danse. Il est possible aussi d’essayer de trouver de quels films sont extraites les scènes.

  15. linda dit :

    Voici sur une proposition de Fabrice un montage de comédies musicales qui fait du bien en ce moment:
    (il faudra peut-être passer la pub… ;-))

    https://www.youtube.com/watch?v=M1F0lBnsnkE

  16. Dominique Breda dit :

    Bonjour à tous

    Merci Laurence pour ce très beau texte sur « L’Aventure de Mme Muir », qui fait également partie de mes films préférés, et dont je ne peux regarder les dernières minutes sans essuyer une petite larme, même après l’avoir vu tant de fois …

    Pour apporter ma contribution, j’aimerais vous parler d’un autre film de Mankievicz qui me semble particulièrement intéressant, et dans lequel il questionne avec subtilité et sensibilité la place des femmes dans la société américaine corsetée et patriarcale de la toute fin des années 40. Il s’agit de « Chaînes conjugales » (« A letter to three wives »), tourné en 1949, deux ans après « L’Aventure de Mme Muir » et qui a obtenu deux oscars (meilleur scénario et meilleure mise en scène).

    Le film nous raconte l’histoire de 3 amies qui s’apprêtent à accompagner un groupe d’enfants pour une excursion à la journée . Au moment d’embarquer sur le bateau qui doit les conduire sur le lieu du pique-nique, elles reçoivent une lettre d’Addie Ross, une amie commune, qui leur annonce avoir quitté la ville le matin même … avec le mari de l’une d’entre elles (sans préciser lequel) .

    Un long flash-back est consacré à chacune des 3 femmes, révélant son passé, sa vie de couple, ses failles, ses doutes .

    Deborah, la timide, mariée très rapidement pendant la guerre, alors que l’uniforme effaçait les différences, découvre à son retour aux Etats-Unis que son mari brillant, cultivé, évolue avec aisance dans un milieu bien « supérieur » au sien (elle est originaire de la campagne) . Elle se sent en décalage et a du mal à trouver sa place dans cette société dont elle ignore les codes .

    Rita, chroniqueuse radio, est une femme active qui accorde la plus grande importance à sa carrière, au prix parfois de certaines compromissions, ce que n’accepte pas son mari, professeur de lettres instruit et mélomane (Kirk Douglas à ses débuts). Elle est ambitieuse, et peine à concilier vie professionnelle, vie de couple, et de mère de famille (ils ont des jumeaux) .

    Quant à Lora May, issue d’un milieu extrêmement modeste, elle est vendeuse dans un grand magasin . D’une grande beauté (Linda Darnell dans tout l’éclat de sa jeunesse), elle est remarquée par un homme plus âgé, divorcé et très riche . Il a l’habitude des conquêtes faciles, elle lui résiste, ne lui accordant rien, ou juste ce qu’il faut pour obtenir de lui ce qu’elle désire le plus au monde, une vie aisée, une maison, la sécurité, donc le mariage . Construit sur de telles bases, le mariage bat rapidement de l’aile, le couple se déchirant en permanence .

    Bien sûr, je ne vous révèlerai pas le dénouement . Avec lequel de ces 3 hommes Abbie, célibataire si belle, si élégante , si parfaite, est-elle partie ce jour là ?
    Laquelle de ces 3 femmes, courageuses, intelligentes, aimantes mais manquant cruellement de confiance en elles, a-t-elle été abandonnée ?
    Vont-elles finir par trouver leur équilibre, leur juste place dans une société qui leur en fait si peu ?
    Mankievicz nous parle des femmes comme peu de cinéastes de son époque ont su le faire . Je vous laisse le plaisir de voir ou revoir ce beau film, vous ne serez pas déçus .

    • Laurence Fulleda dit :

      Oui Domi!
      Super film, avec encore une fois, un regard sur le féminin exceptionnel! Tu en parles très bien!! Ca me donne envie de le revoir, même si… Je connais la fin!
      D’ailleurs, un livre d’ Alice Ferney PARADIS CONJUGAL, est basé sur ce film et en reprend l’intrigue.
      Mankievicz est vraiment incontournable!

  17. linda dit :

    QUIZZ CINEMA
    Afin d’occuper ces journées de confinement nous vous proposons un quizz cinéma!

    Règle du jeu:
    Chaque fin de semaine du mois d’Avril, 7 titres de films seront à découvrir à partir d’une liste d’émoticônes proposée.
    A la fin du mois (30 avril), le premier joueur à avoir trouvé le plus grand nombre de titres, gagnera une carte de 4 séances du CCB pour lui ou une personne de son choix.

    Prêts?? Rendez-vous le 3 avril pour une première partie!!

  18. Line Dettmar dit :

    NB : Jean-Claude Carrière relate cette histoire à propos de l’adaptation des romans au
    cinéma.

  19. Line Dettmar dit :

    Dans son dernier livre « Ateliers » Jean- Claude Carrière écrit :
    « J’aime à me rappeler cette histoire de cinéphiles qui vont voir un film. Devant eux un couple tranquille avec un chien. Quand vient la fin du film l’homme et la femme applaudissent, et le chien en fait autant, avec vigueur. Un des cinéphiles se penche et demande : -Mais votre chien applaudit ? – Oui, répond la dame et cela m’étonne beaucoup, car il n’avait pas aimé le livre ».

  20. Cécile dit :

    Bonjour tout le monde !
    Merci pour tous ces conseils et échanges. Nos écrans vont chauffer pendant le confinement !!
    De quoi patienter avant de se retrouver ensemble dans une salle, devant le même écran.

    Voici un conseil d’Antoine Guillot, animateur de Plan Large, sur France Culture.
    https://www.franceculture.fr/emissions/plan-large
    Il a posté sur le site de France Culture un texte sur La Dame du vendredi, de Hawks, et il en profite pour signaler une mine de films libres de droit sur Archive, une immense médiathèque américaine en ligne. Les films sont là :
    https://archive.org/details/feature_films
    Et le texte d’Antoine Guillot sont là :
    https://www.franceculture.fr/cinema/revoir-la-dame-du-vendredi-frenetique-moderne-et-gratuit

    Bon courage à toutes et tous et à bientôt !
    Cécile

    • Laurence Fulleda dit :

      Bonjour à tous!
      Super, merci Cécile! Plan large est une excellente émission!!
      Pour continuer notre promenade dans les films de notre vie, comme dirait TRUFFAUT, voici un petit texte sur mon film préféré…:)
      Serez vous d’accord avec moi?
      Bonne lecture et bon courage!

      Ciné-mémoire : L’AVENTURE DE MME MUIR Joseph Mankievicz 1947

      Joseph Mankiewicz a toujours été un de mes cinéastes préférés. Je suis d’abord tombée en admiration devant Ava Gardner dans LA COMTESSE AUX PIEDS NUS, en suivant le regard amical d’ Humphrey Bogart, lors d’un passage au ciné-club du vendredi soir.
      Ensuite, d’autres films ont suscité mon interêt : L’AFFAIRE CICERON, CLEOPÂTRE, LE LIMIER etc… Mais je garde pour THE GHOST AND MRS MUIR une tendresse particulière.

      Au départ, c’est l’aspect fantastique du film qui m’a emballée, lorsque, adolescente, je me délectais des récits fantastiques. Dans ce noir et blanc magnifique, la petite maison au bord de la mer où l’héroïne se réfugiait était le décor propice aux apparitions étranges et en particulier à celle de l’extravagant fantôme qui surgissait, apportant avec lui humour et vitalité.

      Puis, c’est l’histoire d’amour entre les deux protagonistes qui m’a émue, romantique en diable, cette union au delà de la mort incarnait bien tout ce que l’on attend du cinéma : émotion, beauté plastique , perfection du jeu des acteurs : Rex Harrison et Gene Tierney en tête. Et que dire de Georges Sanders, acteur mankieviczien(?) par excellence, avec son charme irrésistible et sa lucidité à la limite du cynisme, comme dans EVE du même auteur ?

      C’est pour tous ces aspects que j’ai montré assez tôt ce film à mes enfants, avec des films noirs comme LAURA d’Otto Preminger ( décidément j’ai une passion pour Gene Tierney…), pour parfaire leur culture cinématographique, mais sans doute aussi pour le plaisir de le revoir , encore et encore….

      On peut penser qu’avec le temps, cette préférence allait changer, aprés tout il y avait tous les cinéastes modernes, d’autres classiques d’autres pays retrouvés et restaurés, et ce film minimaliste dans son propos comme dans sa forme allait peut être paraître, au fil du temps, bien désuet.

      Il m’apparait aujourd’hui que c’est le contraire et même que ce film est une grande œuvre féministe, dont le female gaze devrait plaire à Iris Brey. Je m’étonne d’ailleurs que lors de la promotion de son nouvel ouvrage sur le regard féminin au cinéma, elle n’en parle jamais.
      Car enfin, le sujet majeur du film , c’est avant tout l’émancipation féminine et surtout la découverte de la part de créativité qui peut s’épanouir dans chacune au delà des convenances de la société . Car Lucy la bien nommée remet d’abord en cause les diktats de son époque ,en refusant de se remarier et en s’installant pour élever seule sa fille, au bord de la mer.

      Mais surtout on peut voir ,à travers le personnage de Daniel Gregg et son incitation à écrire ,la part de la jeune femme qui ne demande qu’à créer et à s’épanouir, à voyager métaphoriquement dans des contrées inconnues et inaccessibles aux femmes de l’époque. Pour cela, il l’invite à repousser les barrière du « politiquement correct », en variant et « musclant » son langage, en repoussant les limites du dicible, jusqu’à ce que naisse une œuvre littéraire unique. Ce fantôme, c’est sûrement, au delà de la relation amoureuse, l’incarnation de sa part artistique qui ne demande qu’à s’épanouir, dans la solitude loin du servage féminin de l’époque et, fait remarquable pour l’époque, au delà même de sa maternité…La sororité que nous montre le cinéaste à la fin du film, lorsque la fille de Mme Muir( Nathalie Wood débutante) avoue avoir vu elle aussi le fantôme, n’est pas un des aspects les moins émouvants de ce film iconoclaste et extrêmement moderne.

      Bien sûr, pour trouver le chemin de son épanouissement personnel, Lucy devra surmonter les tentations du conformisme de la relation amoureuse, qu’incarne Fairley, séducteur impénitent, qui la berce d’illusions factices , quand Gregg la mène vers un imaginaire salvateur. Mais le salut et la sérénité, la dévouverte de soi, passent pour Mankievicz, avant tout par la création artistique et la libération des esprits. La mort de Lucy , qui s’en va avec le capitaine, est aussi la convergence des différenst aspects de sa psyché qui peuvent enfin se rejoindre… 

      Film magnifique, terriblement émouvant, L’AVENTURE DE MME MUIR mérite bien d’être vu et revu !

      Aujourd’hui, mes enfants qui ont bien grandi le regardent encore et s’en délectent, pour ma plus grande joie, et pour nourrir des discussions sans fin sur ses personnages et son intrigue. Et j’espère qu’il en sera de même pour mes petits enfants car ce film est indémodable et l’émancipation de la création féminine a encore un long chemin à parcourir ! Gageons que dans les temps futurs, celle-ci se matérialisera dans notre réalité et non plus dans l’espoir d’un au-delà salvateur !

      Laurence

  21. Laurence Fulleda dit :

    Bonjour à tous!
    Pour continuer les conseils de confinement, connaissez vous les pastilles de BLOW UP sur le site d’Arte?
    Luc Lagier, mais parfois aussi d’autres auteurs comme Laetitia Masson, proposent des vidéos courtes et ludiques sur des cinéastes:
    Jean Luc Godard: https://www.youtube.com/watch?v=TCvn9JmAsR0
    des acteurs / actrices Binoche: https://www.arte.tv/fr/videos/092096-020-A/blow-up-c-est-quoi-juliette-binoche/
    Ou encore Redford: https://www.arte.tv/fr/videos/083883-053-A/blow-up-c-est-quoi-robert-redford/

    Ou encore sur des thématiques originales:
    LE crocodile au cinéma(????) pour les amateurs d’exotisme: https://www.youtube.com/watch?v=wdgO9S__pwI

    Ou Bach au cinéma!!!, pour les mélomanes:
    https://www.arte.tv/fr/videos/083883-073-A/blow-up-bach-au-cinema/

    Sur le site d’Are, il y a plein d’épisodes à découvrir !
    Bon visionnage, et bonne journée!
    Laurence

  22. Laurence Fulleda dit :

    Bonjour à tous!
    Et merci pour les échanges!
    Pour répondre, à Eric, nous passons régulièrement des films anciens et notamment de Capra, comme L’EXTRAVAGANT M.DEEDS ou de Jarmush, dont nous avons projeté PATTERSON, mais le choix des classiques est large! Merci pour ces suggestions nous essaierons d’en tenir compte!

    Aujourd’hui , je vous propose un petit texte sur UN AIR DE FAMILLE de Jaoui et Bacri, visible sur le site de TELERAMA.FR pour les abonnés. Faites pareil, partagez vos coups de coeur cinéphiles et vos conseils!!

    UN AIR DE FAMILLE Cédric Klapisch 1996

    Ce film , qui a déjà 24 ans (!!), est sûrement un de mes préférés du duo de scénaristes Bacri/Jaoui.
    Il est adapté de leur pièce de théâtre, mais le cinéaste a su exploiter le décor pour le transformer en vraie œuvre de cinéma, visible gratuitement sur le site TELERAMA.FR , pour les abonnés.

    Je l’aime d’abord parce qu’il me fait toujours autant rire, malgré de multiples visions : le chien affalé, le collier de Yolande, les répliques qui fusent et Bacri acariâtre, on ne s’en lasse pas !

    Mais à chaque vision, c’est aussi cette mélancolie douce amère et la profondeur du propos qui me frappent, encore lors d’une rediffusion récente à la télé.
    Car enfin, le thème majeur du film est bien la place de chacun dans la famille et comment on est enfermé, ou on s’enferme, dans des postures depuis l’enfance qui nous suivent toute notre vie : le bon fils pro
    pre sur lui mais dépendant du regard des autres (tu m’as regardé à la télé?), la fille qui se veut libérée des diktats féminins mais regrette de ne pas savoir exprimer ses sentiments romantiques, le vilain petit canard qui horripile tout le monde mais souffre surtout en silence .

    En ce sens, les scènes de flash back, inventées par le cinéaste, sont particulièrement émouvantes, au début elles apparaissent comme un souvenir d’une enfance heureuse et idéalisée, pour devenir, au fil du film et de leurs apparitions, le révélateur d’une fratrie inégalitaire où tout du fonctionnement des adultes est déjà mis en place.
    Et pourtant, toujours, ce dîner de retrouvailles tous les vendredis soir, où la malédiction se rejoue, jusqu’à ce que… Car, et ce n’est pas là le moindre attrait de ce film, il y a une issue positive à cette énième rencontre dans le bar. A l’issue d’une soirée mouvementée, les postures peuvent changer, pour peu qu’une parole vraie émerge.

    Enfin, comment résister, en particulier dans ce film, au charme de Daroussin, ses petites interventions empathiques ( la danse avec Yolande), ses lectures, les regards qu’il lance à Agnés Jaoui entre deux verres essuyés ?

    Comédie mélancolique mais franchement drôle, distribution épatante, reflexion sur la famille, comme Klapisch la perpétuera dans plusieurs films, UN AIR DE FAMILLE est , pour moi, un film formidable auquel je suis trés attachée.

    • mireille dit :

      UN AIR DE FAMILLE? oui Laurence, cette délicieuse comédie si drôle et si juste est à voir et à revoir…
      En ces temps de confinement vous allez rire des dialogues incisifs, des situations comiques, du jeu subtil des acteurs mais aussi parfois vous vous reconnaîtrez ou vous reconnaîtrez certaines de vos connaissances.
      Et peut-être qu’à la fin du film vous déciderez de ne plus jamais faire de reproches à qui que ce soit!
      Si vous aimez le couple Jaoui/Bacri vous aimerez également LE GOUT DES AUTRES ( dont Line parle sur ce Forum) et CUISINE ET DÉPENDANCES

  23. Dominique Breda dit :

    Bonjour à tous

    Nous voilà confinés, et pour une durée indéterminée . Nous allons donc passer, sans aucun scrupule, beaucoup de temps devant nos écrans .
    Voici donc quelques informations qui peuvent vous intéresser .

    Depuis samedi dernier, tous les après midis à 14h, France 2 diffuse un classique du cinéma français . Après « Les Tontons flingueurs » et « La Grande vadrouille », « Jean de Florette » hier, « Manon des Sources aujourd’hui .

    Madelen, la plateforme de streaming de l’INA , a mis à disposition, gratuitement et pour 3 mois, la totalité de ses programmes . Pour un petit moment de nostalgie, vous pouvez revoir les « feuilletons » de votre enfance (« Les Brigades du Tigre », « Belphegor » ou « les Rois maudits » de Claude Barma), mais aussi des dizaines de reportages, émissions culte, etc … De quoi occuper agréablement quelques heures de la journée, surtout si l’on n’a pas de jardin …

    Enfin, vous pouvez trouver une foule de choses intéressantes sur le site de la Cinémathèque, par exemple une masterclass d’Agnès Varda, enregistrée en janvier 2019 . https://www.cinematheque.fr/video/1392.html

    Faites vous plaisir !

    A très bientôt .

    Dominique

  24. linda dit :

    Bonjour

    Une info à partager largement…
    ( merci à l’institut Jean Vigo)

    La Fête du court métrage chez soi !
    Du 25 au 31 mars, à la maison

    La Fête du court métrage initialement prévue du 25 au 31 mars, partout en France, aura bien lieu, mais à la maison !
    De nouvelles modalités pour la manifestation ont été imaginées en un temps-record : on pourra télécharger un lecteur sécurisé et regarder pendant la période du 25 au 31 mars, une programmation de films conçue spécialement pour l’occasion !

    Comment ça marche ?

    > Remplissez ce formulaire : https://cutt.ly/Jtlghze

    > Ajoutez l’adresse email contact@lafeteducourt.com
    à vos contacts pour vous assurer de bien recevoir nos emails

    > Vous recevrez un email vous indiquant
    vos identifiant et mot de passe personnels

    > À partir du 24 mars, connectez-vous sur portail.lafeteducourt.com
    avec les identifiants communiqués et téléchargez notre lecteur sécurisé

    > Vous pourrez voir et revoir gratuitement tous les films proposés jusqu’au 31 mars,
    date où le lecteur deviendra inactif

    > Mettez à la corbeille le lecteur et les films devenus inactifs

    Une hotline spécifique est mise en place pour répondre à toutes vos questions,
    n’hésitez pas à nous contacter La Fête du court métrage au 01 84 25 53 53.

    A bientôt pour de nouvelles aventures …à distance pour l’instant!
    Linda Perles

  25. Eric Onnen dit :

    Bonjour cher Ciné Club de Béziers,
    Notre soif de films intéressants ne peut qu’être exacerbée par la période de disette sociale et culturelle que nous traversons. Alors je me permets d’exprimer mon désir très personnel de revoir des films déjà vus et un peu oubliés, par exemple ceux de Buster Keaton, de Frank Capra ou de Jim Jarmusch. Et à vous de continuer à explorer des filmographies étrangères peu fréquentées comme vous le faites déjà.
    Bravo et merci et à bientôt…
    Eric Onnen

  26. Laurence Fulleda dit :

    Bonjour à tous!
    je vous espère tous en forme et bien confinés! Ces périodes étira,tes ont cela de bon qu’elles permettent d’inventer de nouvelles choses, aussi nous vous proposons cet espace pour échanger des idées, des plans cinéphiles, des textes sur des films ou sur le CCB.
    Je commence donc, en espérant vous lire très vite!
    Un conseil cinéphile pour aujourd’hui:

    CONSEIL CINEPHILE DU 20 MARS 2020

    On parle de plus en plus du rôle des femmes dans le cinéma ,qui redécouvre de grandes pionnières cinéastes comme Alice Guy dont nous reparlerons plus tard. Mais jusqu’à peu , et comme dans beaucoup de domaines, celles-ci sont restées dans l’ombre, et elles émergent aujourd’hui à travers notamment des documentaires qui leur donnent toute leur place.
    C’est le cas pour Alma, la femme d’Hitchcock, réhabilitée dans un une œuvre disponible sur ARTE REPLAY à l’adresse ci-dessous :

    https://www.arte.tv/fr/videos/083914-000-A/dans-l-ombre-d-hitchcock/

    Vous y découvrirez le rôle majeur de l’épouse du grand cinéaste anglais, par ailleurs déjà dans l’industrie du cinéma avant que son mari n’y pointe le bout de son nez .
    Elle a travaillé avec lui sur les scénarios, participé aux tournages, et lorsqu’elle s’est retirée, la créativité de Hitch s’en est largement ressentie. D’ailleurs, vous verrez dans le docu le vibrant hommage qu’il lui rend lors d’une remise d’oscar.
    Un documentaire émouvant et passionnant !
    Laurence

    • Line Dettmar dit :

      Un moment de cinéma

      Un homme de cinquante ans environ est assis dans une petite salle de théâtre sombre, il a l’air sombre lui aussi, il est venu par obligation assister à la représentation d’une pièce où doit apparaître une vague parente dans un petit rôle. D’ordinaire il ne fréquente guère les théâtres, c’est un homme d’affaires plutôt inculte, arrogant, un beauf. Il s’apprête à passer un long moment d’ennui.
      Lorsque Bérénice apparaît sur scène et commence à dire les vers de Racine, il est submergé d’une émotion qui lui arrache les larmes, il se sent honteux, il ne comprend pas. Comment la musique de cette langue d’un autre âge peut-elle à ce point le toucher ? Que lui dit cette histoire d’amour d’une reine lointaine ? Il découvre la beauté des mots, il sent le vide dans son cœur, il est bouleversé, il cache ses larmes. C’est le beau visage tourmenté de Jean-Pierre Bacri qui nous dit tout cela dans une scène du film qu’il a co-écrit avec Agnés Jaoui : Le Goût des autres (2000).

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