Le film de la semaine

Vendredi 31 mai 2019 à 16h30 et à 20h15

Woman at war

de Benedikt Erlingsson – Islande-France-Ukraine – 2018- 1h41 

Fiche technique:

Réalisation : Benedikt Erlingsson

Scénario : Benedikt Erlingsson & Ólafur Egill Egilsson

Image : Bergsteinn Björgúlfsson
Musique originale :
Davíð Þór Jónsson

Interprètes : Halldóra Geirhardsdóttir (Hall et Àsa) –  Jóhann Sigurðarson (Sveinbjörn) – Juan Camillo Roman Estrada (Juan Camillo) – Jörundur Ragnarsson (Baldvin)

Synopsis :

Halla est une cinquantenaire indépendante. Cheffe de chœur à Reykjavik, celle qui se cache sous le pseudonyme de « Femme de la montagne »  mène une guerre secrète contre l’industrie locale de l’aluminium qui menace de détruire l’écosystème qui lui est cher.

Benedikt Erlingsson :

Réalisateur, auteur et acteur islandais, il est connu comme metteur en scène de théâtre mais aussi comme acteur de pièces, de séries ou de films. Il s’est produit seul en scène pendant 6 ans dans les théâtres islandais où ses spectacles figurent parmi les plus grands succès de l’histoire du théâtre islandais. Déjà remarqué par son premier long-métrage qu’il a écrit et réalisé en 2014, Des chevaux et des hommes, le réalisateur nous montre une nouvelle fois avec Woman at War son attachement à la nature et à la beauté des paysages. Ce deuxième long-métrage a reçu le prix SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques) de la semaine de la critique à Cannes en 2018.

Halldóra Geirhardsdóttir : Actrice, musicienne et metteuse en scène islandaise, elle est une comédienne très populaire en Islande pour ses rôles au théâtre.Woman at War est son premier grand rôle au cinéma.

Bergsteinn Björjúlfsson a reçu le prix de la meilleure photographie à Tallin pour le film Des chevaux et des hommes. Il est également producteur et réalisateur.

Note du réalisateur :

Le film vise à être un conte héroïque se déroulant dans notre monde où la menace est imminente. Un conte héroïque à la manière d’un récit d’aventure, un conte de fée sérieux mais raconté avec le sourire. Notre héroïne est une Artémis moderne, protectrice des contrées vierges et du monde sauvage.

Seule, confrontée à une planète qui change rapidement, elle endosse le rôle de sauveur de la terre-mère et des générations futures.Notre point de vue est très proche de celui de notre héroïne ,voilà pourquoi nous accédons à sa vie intérieure…..  C’est un film sur une femme qui s’efforce d’être quelqu’un.

Comment votre parcours d’acteur et d’homme de scène influe-t-il sur votre manière de réaliser des films?

Je m’adapte à ce nouveau rôle de cinéaste. Oui, d’une certaine manière, mon parcours a été utile, mais je le vois aussi comme un handicap. Je me considère comme un raconteur d’histoires qui souhaite être un poète. Je suis coincé entre ces deux approches qui reviennent à vouloir monter deux chevaux à la fois. Ce qui d’ailleurs est possible, il faut simplement avoir un don et un entraînement adapté comme les meilleurs artistes de cirque.

Critiques :

Véritable coup de cœur de la rédac, Woman at War est un long-métrage à la fois sérieux, étonnant, poétique et drôle. Inclassable, il nous offre aussi des images de paysages à couper le souffle: un film à découvrir et à partager sans hésiter.   Marie Mourot – Consoglobe

Il y a dans Woman at War, Halldóra Geirhardsdóttir, apparition sublime de la femme commune,qui pourrait être la voisine de tout le monde et qui, quand elle part en mission prend des allures de soldat frondeur. Elle est l’interprète d’Halla en même temps que de sa sœur jumelle, Asa, dont le profil tient tout entier dans le projet qui l’anime…. et qui, sans en dire trop, devient figure sacrificielle lors d’un spectaculaire retournement, Halla et Asa ou les faces de Janus.  Véronique Cauhapé Le Monde

Oscillant habilement entre film politique, film féministe et fable rassérénante, Woman at War encourage sans prosélytisme les spectateurs à interroger leur conscience, voire à se mobiliser sur ces questions environnementales préoccupantes pour l’avenir de la terre.  Sylvie Noëlle – Le Blog du cinéma

Être capable d’ouvrir un film sur une femme dégommant au tir à l’arc les lignes à haute tension d’une usine indique ,au minimum qu’on ne manque pas d’air. Ni d’humour. Ni de combativité. Bingo: l’auteur-réalisateur-producteur islandais Bénédikt Erlingsson possède ces trois qualités!  Autant dire que Woman at War ne cesse de nous surprendre et de nous charmer.    Ariane Allard – Positif