Madame De

 madame de MADAME DE…

de Max Ophüls 1952   FRANCE 100′

Fiche technique

Réalisation : Max Ophüls Scénario : Marcel Achard, Max Ophüls, et Annette Wademant d’après le roman de Louise de Vilmorin (éditions Gallimard)Dialogues : Marcel Achard Image : Christian Matras  Musique : Oscar Straus et Georges van Parys – Distribution: Danielle Darrieux : La comtesse Louise de…Charles Boyer : Le général André de…Vittorio De Sica : Le baron Fabrizio Donati Jean Debucourt : M. Rémy, le bijoutier

SYNOPSIS

Paris, 1900. Endettée parce que dépensant sans compter, Louise, une aristocrate, – d’où le titre de l’œuvre – épouse d’un général attaché au ministère de la Guerre, coquette, frivole, vend en secret ses cœurs en diamants, des boucles d’oreilles offertes par son mari. Quelques jours plus tard au cours d’une soirée à l’Opéra, elle fait mine de les avoir perdues. Commence alors pour les boucles et leurs possesseurs une ronde amoureuse telle que Max Ophüls aimait les filmer….

PAROLES DU CINEASTE  à Danielle Darrieux, pour le rôle de Louise

« Votre tâche sera dure. Vous devrez, armée de votre beauté, votre charme et votre élégance, incarner le vide absolu, l’inexistence. Vous deviendrez sur l’écran le symbole même de la futilité passagère dénuée d’intérêt. Et il faudra que les spectateurs soient épris, séduits et profondément émus par cette image. »

CRITIQUES:

 Dans une scène célèbre de Madame de…, les yeux fermés, la joue appuyée sur une porte qui se referme, Darrieux répète une litanie amoureuse, des mots simples qui révèlent une passion qu’elle prétend nier : “Je ne vous aime pas, je ne vous aime pas, je ne vous aime pas”, dit-elle à l’homme qui s’en va… Suit alors un moment de grâce absolue, quelques secondes magiques où apparaît, dans tout son éclat, le talent qu’a toujours eu Darrieux à insuffler à ses comédies une sourde mélancolie et à parer ses drames d’une dérision légère, impalpable. Comme la certitude douce-amère qui lui aura servi de philosophie. L’idée, terrifiante et juste, que dans la vie tout ce qui est inéluctable n’a décidément aucune importance.  (Pierre Murat, Télérama.)

Or donc, si la caméra d’Ophüls danse, virevolte, tourbillonne inlassablement autour des acteurs et avec eux, croit-on que c’est, si l’on ose ainsi s’exprimer « pour le plaisir »? Non certes et disons plutot que ce mouvement est dirigé contre le plaisir. Si Ophüls étourdit de valses ininterrompues, c’est pour mieux nous en montrer la vanité profonde… (Claude Beylie Cinéma 68)

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